PHNOM PENH
C’est la capitale du Cambodge. Comme toute grande ville d’asie, évidemment cela rime avec pollution, énormément de voitures, moto et tuk tuk, mais la ville à un certain charme.
Je suis resté près du lac de Boeng kak (enfin ya pas de lac, ça ressemble plus à un mini désert dans la ville). C’était sympa car c’était une petite ruelle au calme.
Les gens sont vraiment super gentil ici, évidemment quand tu marches dans la rue, on te demande si t’as besoin d’un tuk tuk, ou d’une moto, mais si tu dis non on te laisse tranquille, pas comme dans les autres pays d’asie ou c’est généralement de l’harcelement pendant plusieurs minutes. Du coup, ça fais super plaisir, en plus les gens sont super souriants.
Phnom penh, c’est aussi une ville importante dans l’histoire cambodgienne. Pendant le régime des khmers rouges, toute la population avait été déporté, en faisant une ville fantôme, qui sera par la suite détruites par les révolutionnaires.
On trouve en centre ville, la prison Tuol Sleng, généralement appelée la prison « S21 ». A la base, c’était une école. Mais le régime kmers étant contre l’éducation, ils ont détruits toutes les écoles, bibliothèques… L’école a alors été transformé en tant que prison. Les khmers rouges y enfermaient tous les opposants supposés au régime, pour n’importe quel motif, valable ou non, sans distinction de sexe ou d’âge. Ouvriers, cadres, enseignants, ingénieurs, diplomates… Le seul fait de porter des lunettes (y compris pour les enfants) était suffisant pour être considéré comme intellectuelle et donc « à exterminer ». Les détenus y étaient torturés. Toute la journée, ils étaient questionnés, et s’ils n’avouaient pas les crimes dont on les accusés, on les torturés. S’il crier ou pleurer, on les torturer encore plus. Il vivait dans des conditions minables, des cellules minuscules, pratiquement rien à manger. En général, tout le monde finissait par avouer des crimes qu’ils n’avaient pas commis à cause de la torture. Dans le musée, il y a des photos, et dessins représentants les différents types de tortures… Ainsi que des murs de photo des victimes (car chaque personne entrant à la prison était photographié), et de témoignages des familles des prisonniers. Au total, on estime qu’au total, il y a eu plus de 20000 prisonniers. Et seulement 7 ont survécu. La plupart mourraient à cause de la torture. D’autre était envoyés à Choeung Ek où ils étaient exécutés.
La prison est constitué en plusieurs batiments, certains étant utilisé comme lieu d’interrogatoire (donc de tortures) et d’autres comme célulles. A l’extérieur, on peut voir 12 tombes, ce sont là qu’on été enterrées les 12 derniers personnes ayant été tué dans cette prison.
A 15km de la ville, on trouve le champ d’extermination de Choeung Ek ou « killing fields ». On disait aux prisonniers de la prison S21, qu’on allait les emmener dans un village, ils avaient tous l’espoir que les tortures c’étaient enfin fini, ce qu’ils ne savaient pas c’est qu’on les emmener en fait se faire exécuter. Des camions remplis de 60 personnes, tous entassé, ligoté, et yeux bander, emmener les prisonniers là-bas, et cela environ 3 fois par mois.
Ils étaient tué en pleine nuit, un par un. Cependant, des fois cela prenait trop de temps, ils étaient alors garder dans un endroit la nuit, et attendait le lendemain pour se faire exécuter.
Sur le site, on peut voir les différents endroits où des fosses avaient été creusé afin de mettre les corps. On peut également voir « l’arbre de la mort », l’endroit le plus horrible du site. C’est là que les enfants étaient tués, on les attrapait par les jambes et les frapper contre l’arbre. Quand le site à été découvert, l’arbre était couvert de sang et de cervelles…
Un monument en forme de stupa, a été créé en mémoire des morts. A l’interieur, on y trouve une colonne de 17 étages. En bas, on voit des vêtements qui appartenaient aux victimes, les étagères du milieu sont rempli par les milliers de cranes retrouvés sur le site (ils ont tous été examinés et classé en fonction de leur sexe et âge), et sur les étages d’en haut, ce sont tous les morceaux d’os retrouvés.
Ces deux musées sont vraiment pleins d’informations, mais surtout très touchant. C’est difficile de se dire que cela avait lieu il y a moins de 40 ans…